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31 mai 2010

Décès de Louise Bourgeois

"Maman" (1999), à Londres. AP/Nathan Strange


La sculptrice et plasticienne française Louise Bourgeois est morte, lundi 31 mai, à New York, à l'âge de 98 ans, a indiqué son agent, Wendy Williams. Elle est morte au centre médical Beth Israel de New York, deux jours après une attaque cardiaque.
Suite de l'article : http://www.lemonde.fr/carnet/article/2010/05/31/l-artiste-louise-bourgeois-est-morte_1365806_3382.html#xtor=RSS-3208
(Source de la photo non identifiée)
Nombreux articles :
"Louise Bourgeois, la lionne de l'art" : http://www.lefigaro.fr/culture/2010/05/31/03004-20100531ARTFIG00728-louise-bourgeois-la-lionne-de-l-art.php
"La mort de Louise Bourgeois, artiste polymorphe" : http://www.lexpress.fr/culture/la-mort-de-louise-bourgeois-artiste-polymorphe_896382.html
"Mort de Louise Bourgeois, sculpteur des mythologies intimes" : http://www.la-croix.com/Louise-Bourgeois--sculpteur-des-mythologies-intimes/article/2427502/5548
"Décès de l'artiste Louise Bourgeois à l'âge de 98 ans" : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/culture/20100601.FAP2888/deces-de-l-artiste-louise-bourgeois-a-l-age-de-98-ans.html

Voir aussi le dossier que lui avait consacré le Centre Pompidou en 2008 : http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-bourgeois/ENS-bourgeois.html

Nous avons souvent parlé de cette artiste : http://acasculpture.blogspot.com/2009/12/louise-bourgeois-spiderwoman-de-la.html ; http://acasculpture.blogspot.com/2008/05/fin-de-lexposition-louise-bourgeois.html ; http://acasculpture.blogspot.com/2008/04/sculptures-de-louise-bourgeois-rappel.html ; http://acasculpture.blogspot.com/2008/01/sculptures-de-louise-bourgeois.html

Venet + Sarkosy + Nice = sculpture

C'est ce lundi 31 mai que Nicolas Sarkozy a inauguré la dernière sculpture que Bernar Venet a offert à la ville pour les célébrations des 150 ans du rattachement à la France.
30 mètres de haut pour 54 tonnes, elle devient l’œuvre la plus haute et la plus lourde réalisée pour un espace public en France.

"La sculpture est constituée de neuf poutres verticales, espacées les unes par rapport aux autres à leur base et qui se rejoignent vers le ciel, comme si elles se tenaient les unes contre les autres. Neuf lignes obliques qui semblent posées sur une parcelle en gazon de 1 500 m2 ornée de pierres rouges. L'acier est du Corten, qui génère une couche de rouille protectrice, d'un rouge brun typique chez Venet. "Quand le soleil frappera, le matin et le soir, la sculpture virera à l'orange", dit l'artiste." Extrait de l'article : http://www.lemonde.fr/culture/article/2010/05/27/l-obelisque-de-venet-cadeau-monumental-a-nice_1363870_3246.html
A déguster, quelques commentaires sur le forum de Nice Matin : http://www.nicematin.com/article/cote-dazur/nicolas-sarkozy-inaugure-la-sculpture-de-venet-a-nice Un exemple?
"il aurait du la mètre d une autre couleur ça fait vraiment rouiller et comment
ça s' entretien cette chose il aurait du l' offrir au état africain"

29 mai 2010

Charles Van der Stappen le novateur

Charles van der Stappen, "Le Sphinx Mystérieux" (1897); ivoire, bronze. 56 x 46 x 31 cm.
Musées Royaux d'Art et d'Histoire, Bruxelles.


A l'occasion du centenaire de la mort de Charles Van der Stappen (1843-1910), les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique organisent une exposition documentaire en commémoration de ce sculpteur à multiples facettes. En 1875, Van der Stappen se fit connaître en alliant l'étude des antiques et du Quattrocento italien ainsi que le naturalisme qui était en son temps prédominant. Il dut sa renommée en majeure partie à ses travaux pour des monuments et des sculptures décoratives de façade. Ceux-ci exécutés dans un style éclectique mêlant réalisme et Art Nouveau. En tant que professeur et directeur de l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles, il se distingua par son approche novatrice de l'enseignement artistique. En outre, il développa, avec Constantin Meunier, le programme de sculptures destinées au Jardin Botanique de Bruxelles. Dans le domaine des arts décoratifs du style Art Nouveau il collabora avec Victor Horta. De par son goût pour la littérature contemporaine, son atelier devint un espace de rencontre apprécié par des artistes de différentes disciplines. Sculptures et maquettes, une sélection de dessins, d'esquisses préparatoires, de projets, et de documents d'archives seront présentés dans l´exposition. (Communiqué de presse).

Une exposition qui survient à point nommé dans le cadre du 300ème anniversaire de notre chère Académie des Beaux-Arts de Bruxelles : http://www.arba-esa.be/fr/accueil.php

Aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Musée d'Art ancien et d'Art moderne; du 2 juin au 26 septembre 2010 : http://www.fine-arts-museum.be/site/FR/frames/F_expo.html

Pour quelques infos à propos de l'artiste : http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Van_der_Stappen

Xavier Veilhan, sculpture nautique

« RAL 5015 », Xavier Veilhan


Voilà donc à quoi ressemble une « sculpture nautique », fruit d'une collaboration inédite entre l'imagination d'un artiste, le Français Xavier Veilhan, 46 ans, et le savoir-faire des techniciens du chantier naval Frauscher. Après la mode, voilà que l'art contemporain s'entiche de yachting.
Profilé comme une fusée, le bateau est baptisé « RAL 5015 », selon la codification de l'échéancier de couleurs correspondant à sa tonalité bleu roi. « C'est un prolongement de mon travail», explique Xavier Veilhan dont la réflexion tourne souvent autour des notions de mouvement et de dynamique. Avec ses sept mètres de longueur et sa capacité de huit passagers, RAL 5015 peut atteindre la vitesse de quarante nœuds. « Ce bateau est la vision en 3D d'une pensée qui passe au stade de la réalité », poursuit le plasticien.
Extrait de l'article de L'Express : http://www.lexpress.fr/culture/art/la-sculpture-nautique-de-xavier-veilhan-exposee-a-paris_895486.html
Le site de l'artiste : http://www.veilhan.net/rubrique-0.html
Nous avion parlé de Xavier Veilhan à plusieurs reprises à l'occasion de son exposition au Château de Versailles : http://acasculpture.blogspot.com/2009/09/xavier-veilhan-vu-de-lexterieur.html ; http://acasculpture.blogspot.com/2009/06/xavier-veilhan-versailles.html

RAL 5015 dans sa « Glass box » © Vincent Germond

Et pour les amoureux de mécaniques artistiques, ne ratez pas ce 1er juin la sortie de la M3 « Art Car », décorée par l'artiste américain Jeff Koons : http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Manifs.nsf/Prochainement/AF26008F55DD8824C1257729004D206E?OpenDocument&sessionM=2.9.2&L=1

28 mai 2010

Bernar Venet, Nice sculpture

Présentation de la maquette de l'oeuvre à la presse, en mars 2010.


L'artiste Bernar Venet, 69 ans, est un as de la sculpture monumentale en acier, héritier réputé de l'école de Nice, ville où il a grandi, dans le sillage de César ou d'Arman. Il raconte, d'une voix ensoleillée, une scène qu'il qualifie de "sympathique". A l'automne 2009, il est invité à dîner à Nice, chez son ami l'ophtalmologiste Jean-Jacques Chaubard. Il y retrouve Christian Estrosi, maire (UMP) de Nice et ministre de l'industrie. Ce dernier lui lance : "On va célébrer le 150e anniversaire du rattachement du comté de Nice à la France. Je voudrais que vous fassiez une grande sculpture, quelque chose qui marque." [...]
A peine cinq mois plus tard, lundi 31 mai, à 17 h 45, ce monument du 150e anniversaire sera inauguré par Christian Estrosi et le président de la République, Nicolas Sarkozy. La sculpture est déjà en place. Elle mesure 30 mètres de haut, pèse 54 tonnes et est fixée sur un socle en acier et en béton de 64 m2, qui pèse 40 tonnes. Pour tenir les vents. C'est la plus haute et la plus lourde oeuvre destinée à l'espace public en France. Pour l'instant, elle est masquée par un immense voile de plastique blanc, qui sera retiré le jour J. "Le maire ne veut pas que les photographes gâchent la surprise", dit Bernar Venet. [...]
La sculpture est constituée de neuf poutres verticales, espacées les unes par rapport aux autres à leur base et qui se rejoignent vers le ciel, comme si elles se tenaient les unes contre les autres. Neuf lignes obliques qui semblent posées sur une parcelle en gazon de 1 500 m2 ornée de pierres rouges. L'acier est du Corten, qui génère une couche de rouille protectrice, d'un rouge brun typique chez Venet. "Quand le soleil frappera, le matin et le soir, la sculpture virera à l'orange", dit l'artiste. "Et la nuit, elle sera éclairée de blanc", précise M. Estrosi. [...]

Extraits de l'article de Michel Guerrin dans le monde du 28 mai 2010 : http://www.lemonde.fr/culture/article/2010/05/27/l-obelisque-de-venet-cadeau-monumental-a-nice_1363870_3246.html



L'artiste a déjà installé une sculpture monumentale dans le jardin Albert 1er à Nice, en 1988 : "Arc de 115°5 " (19 m de long).

Rendez-vous sur le site de l'artiste pour une partie de mikado géante : http://www.bernarvenet.com/
Découvrir également l'article "Bernar Venet " in progress" " de Roger Pierre Turine dans la libre à l'occasion de son expo au Bozar de Bruxelles : http://www.lalibre.be/culture/arts-visuels/article/506339/bernar-venet-in-progress.html

27 mai 2010

Zaha Hadid, Maxxi architecture


Journée historique jeudi à Rome pour l'art contemporain: la Ville éternelle a dévoilé deux nouveaux espaces à l'architecture spectaculaire qui lui sont dédiés et ont pour ambition de rivaliser avec les plus grandes institutions mondiales.
Le Musée national des arts du XXIe siècle (MAXXI ), un ovni de béton, verre et acier sorti de terre après dix longues années de travaux, est signé par l'Anglo-Irakienne Zaha Hadid, figure de l'architecture internationale.
L'architecte a expliqué avoir voulu "rendre hommage à la tradition de Rome, qui superpose différentes époques et dispose d'une lumière fantastique". La lumière est de fait le personnage central du musée, parfois aux dépens des œuvres exposées, écrasées par la lumière crue inondant le ciel romain.
Construit sur le site d'une ancienne caserne dans le nord de la ville, le MAXXI, qui alterne courbes et angles aigus, joue sur les effets-miroir avec les édifices environnants, pour la plupart construits au XIXe siècle dans des dominantes ocres et jaunes.
Pour son baptême, le musée offre aux visiteurs quatre expositions. Il y en a pour tous les goûts: du peintre-sculpteur italien "Gino De Dominicis - L'immortel" à l'architecte Luigi Moretti ("Du rationalisme à l'informel") en passant par l'artiste turc Kutlug Ataman ("Dramaturgies mésopotamiennes").
La quatrième exposition, intitulée "Spazio" ("Espace"), constitue la première exposition thématique des collections permanentes d'art et d'architecture du MAXXI. "C'est un véritable joyau", a commenté pour l'AFP l'ex-ministre de la Culture Giovanna Melandri.
( Extrait du communiqué, et vidéo, AFP )
Le site du musée : http://www.fondazionemaxxi.it/en/ . L'autre inauguration dont il est question dans la dépêche est celle de l'extension/rénovation du Musée d'art contemporain de Rome (MACRO - www.macro.roma.museum), qui existait déjà au sein d'un bâtiment à l'architecture classique; un "design audacieux et réussi" signé par la Française Odile Decq.
Très nombreuses photos sur le site designboom : http://www.designboom.com/weblog/cat/9/view/8164/zaha-hadid-maxxi-rome-complete.html
Nous avons déjà parlé de cette architecte : http://acasculpture.blogspot.com/2008/03/sculpture-mobile-chanel-mobile-art.html

26 mai 2010

Clément Bagot, "Entrée en matière"

"Ovum", détail (2009-10). Bois, carton, tubes fluos, plexiglas. 165 x 175 x 70 cm.

"Clément Bagot définit volontiers ses œuvres (qu’il s’agisse des volumes ou des dessins) comme des « paysages mentaux ». Ses dessins apparaissent comme une cartographie cellulaire, dense, dotée de stratifications et librement rythmée à la manière d’un set de jazz.
Ses sculptures – constructions de tailles variées évoquant des vaisseaux spatiaux, des villes de science-fiction ou des arches revenues du futur – se bâtissent sur le mode de la prolifération modulaire. Partant de quelques éléments architecturaux qu’il commence par assembler entre eux (éléments souvent mis au point par l’artiste avant même de savoir comment ils seront intégrés à l’œuvre), l’artiste construit ses maquettes de proche en proche, au gré des propositions de son imagination. Parmi ses réalisations actuelles, on distingue essentiellement deux types. Il y a celles qui se bâtissent à la manière d’échafaudages mâtinés de carcasses de cétacés, comme dans L’Étalon (2010), pièce imposante de 3 mètres de longueur. Il y a aussi celles qui prennent la forme d’une coque (vaisseau spatial ou grotte), ainsi la récente Ovum, tel un astéroïde en suspension. A chaque fois, on note la délicatesse des pièces utilisées qui définissent autant de cellules en cours de démultiplication, et les formes issues d’une science-fiction high-tech non dépourvues de traits anthropomorphiques. En réalité, aucun des éléments utilisés n’est réellement identifiable. Tout se passe dans la suggestion de formes, et la perception du spectateur évolue en fonction des références qui l’habitent. On verra dans les maquettes un monde à la Schuiten et Peeters, une arche de Noé du futur, un engin aérien sorti de Star Wars ou bien encore un monde souterrain construit par des bâtisseurs lilliputiens. Pour réaliser ses sculptures, l’artiste détourne de leur usage premier toutes sortes d’éléments. Dans son atelier on remarque les cartons qui recèlent les mystérieuses réserves de ses matériaux. Sur sa table de travail, scalpels et spatules de quelques millimètres de large rappellent la précision extrême du travail. Mais on sait aussi que l’artiste – à la fois maître d’œuvre, maître d’ouvrage et ouvrier - fait appel à des techniques plus lourdes (menuiserie, électricité, thermoformage)."
Extrait d'un texte de Anne Malherbe, figurant dans le dossier de presse de la galerie.

L'exposition "Entrée en matière" est ouverte du 24 avril au 5 juin 2010 à la Galerie Eric Dupont , 13, rue Chapon, Paris. (Photos de la galerie).

Voir absolument le site de l'artiste, avec les spectaculaires photos de ses autres sculptures, maquettes, installations et dessins : http://clementbagot.com/

24 mai 2010

La visite à Bourdelle

Claude Lévêque, vue de l'installation "L'Île au trésor", réserves des plâtres Musée Bourdelle 2010.


S'il ne fallait donner qu'une seule bonne raison d'aller voir l'exposition En mai, fais ce qu'il te plaît ! (titre malheureux puisque on peut la voir jusqu'à fin septembre), que le musée Bourdelle, à Paris, consacre à la sculpture contemporaine, ça serait sans doute celle de visiter les réserves des plâtres, au sous-sol du musée, extraordinairement éclairées d'une lumière pourpre par Claude Lévêque (L'Île au trésor, 2010). Retrouver dans cette pénombre féérique les figures de la Pénélope, du Centaure endormi ou de l'Héraklès archer d'Antoine Bourdelle, éclairés ça et là d'un violent rayon lumineux, c'est voyager dans l'univers formel d'un sculpteur aujourd'hui trop peu connu, coincé entre le symbolisme de son maître Rodin et l'abstraction moderniste qu'il annonce.
Extrait de l'article de Magali Lesauvage "Formes contemporaines au musée" (photos de l'auteur?) sur le site : http://arts.fluctuat.net/blog/43924-formes-contemporaines-au-musee-bourdelle.html


Orlan, "Versions Elaborées sans Moule", hall des plâtres du Musée Bourdelle 2010.


Chaque artiste présente une œuvre en résonance avec le musée, ses collections et ses espaces, dans le lieu de son choix. Toutes spécialement conçues pour cette exposition (sauf une!), elles s’approprient les sculptures de Bourdelle, se confrontent à elles, dialoguent avec elles ou avec l’architecture. Cette exposition poursuit le cycle initié en 2004 d’expositions dédiées à la création contemporaine. (Présentation de l'expo sur le site du musée) :

"Jadis, Bourdelle ouvrait les portes de son atelier à celles et à ceux qui,
issus d’horizons divers, souhaitaient apprendre à ses côtés, ici même ou à
l’académie de la Grande Chaumière. Aujourd’hui les artistes viennent lui rendre
visite dans son musée. Il lui font plaisir
!
Juliette Laffon, Directrice du Musée Bourdelle et commissaire de l'exposition

"En mai, fais ce qu'il te plaît !", au musée Bourdelle, 18 rue Antoine Bourdelle, Paris; Avec les artistes: Elisabeth BALLET, Christian BOLTANSKI, Richard DEACON, Hans-Peter FELDMANN, Ann Veronica JANSSENS, Jannis KOUNELLIS, Claude LEVEQUE, Jean-Luc MOULENE, Tania MOURAUD, ORLAN, Kees VISSER.
jusqu'au 19 septembre 2010. http://www.bourdelle.paris.fr/


Voir article : http://www.lefigaro.fr/arts-expositions/2010/05/17/03015-20100517ARTFIG00697-en-mai-fais-ce-qu-il-te-plait.php

21 mai 2010

François Rude, restauration triomphale

Arc de Triomphe : Denis Garnerin, le chef de chantier, et Etienne Poncelet, l’architecte des Monuments historiques, examinent la statue de François Rude, « la Marseillaise ». Comme les trois autres chefs-d’œuvre situés sur les piliers du monument, elle vient d’être restaurée et sera bientôt dévoilée au public.

A plus de quinze mètres au-dessus du sol, la tête de « la Marseillaise » a retrouvé sa pureté. Les coulures noires de la pollution et de la pluie ont définitivement disparu de cette sculpture monumentale de l’Arc de Triomphe. « Le visage de pierre est comme neuf. Nous lui avons redonné son expression d’origine », souligne, avec une fierté retenue, Denis Garnerin, chef de ce chantier exceptionnel.
Derrière les échafaudages et les bâches placées il y a deux mois sur les quatre piliers de l’Arc, l’opération de restauration est déjà en voie d’achèvement.
« Nous en sommes à la dernière étape. La plus délicate, celle de la patine. C’est la partie la plus artistique du travail qui nécessite de prendre du recul », souligne Etienne Poncelet, l’architecte des Monuments historiques chargé d’assurer simultanément la remise en état des quatre sculptures de l’édifice pour le Centre des monuments nationaux (CMN).




L'auteur de cette oeuvre "Le Départ des volontaires de 1792" , communément appelé "La Marseillaise", est l'œuvre la plus célèbre de François RUDE, un sculpteur français du XIXème. Pour en savoir plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Rude et http://www.napoleon.org/fr/salle_lecture/articles/files/curieuse_histoire_Arc_triomphe1.asp#ancre6

iCône d'Electroboutique


En référence à la célèbre sculpture de Tatline, le Monument à la 3ème Internationale, chef-d’œuvre de l’art constructiviste, l’iPhone d'Electroboutique, par un collectif d’artistes russes. Voir le site des créateurs : http://www.electroboutique.com/news/19/zoom/?p=2

20 mai 2010

Monica Bonvicini, l'environnement


Monica Bonvicini, She Lies, 2010, Oslo. Photos Monica Bonvicini.


La sculpture de Monica Bonvicini, "She Lies" ("Elle ment"), a été inaugurée ce 11 mai 2010 dans le port intérieur d'Oslo, en face du Den Norske Opera & Ballett (L'Opéra et Ballet norvégien) en présence de Sa Majesté la Reine Sonja de Norvège.

She Lies est une sculpture monumentale réalisée en acier inoxydable et panneaux de verre mesurant environ 12 x 17 x 16 mètres. La pièce est installée de manière pérenne et flotte sur l'eau au milieu du fjord. En tournant autour de son axe en fonction des marées, la sculpture change d'aspect avec les reflets sur les miroirs et les surfaces translucides.

Un élément important de cette commande est la modification attendue dans la perception du site depuis la fin des travaux du bâtiment abritant l'Opéra. She Lies est conçu comme un monument sur le changement, la nostalgie et l'espoir, son propre mémorial. Un monument qui a pour thème la construction : sa beauté et ses visons implicites, la beauté de l'inachevé comme un état perpétuel de changement.
La sculpture de Monica Bonvicini est une interprétation en trois dimensions de la peinture de Caspar David Friedrich "Das Eismeer" (La mer de glace), 1823-24. Elle fait essentiellement référence au motif central de l'oeuvre : les pics massifs de glace, allégorie de la puissance et de la magnificence du Nord.

David Caspar Friedrich, Das Eismer, 1823-24



The synthesis of structure/skin/ornament explore the interface between nature and culture, or that of a cultural artefact. While reconstructing a famous Romantic painting, the work represents in a visual striking way the shape of an iceberg, as if one would have, by circumstances due to the global warming, ended up in the fjord in front of the opera house. A built ruin in best modernistic style, the sculpture on water will stand for a permanent state of erection/construction.” MB
Extraits et traductions sur base du communiqué de presse.

Monica Bonvicini expose également à la Galerie Max Hetzler du 30 avril au 5 juin 2010; Oudenarder Straße 16-20, Berlin (D). Nombreux documents à découvrir : http://www.maxhetzler.com/1036.0.html?&tx_hetzlergallery_pi1[exhibition_uid]=394&tx_hetzlergallery_pi1[modus]=overviewList&cHash=9e29921a37

"Light Me Black" (2009), tubes fluorescents, fixations métalliques et structure d'acier, câbles électriques, fusibles, chaînes. Approx. 160 x 550 x 140 cm

Pour mieux faire connaissance avec l'artiste, un ancien article de libération "Monica Bonvicini déshabille l'espace" : http://www.liberation.fr/culture/0101382988-monica-bonvicini-deshabille-l-espace ou encore cet article (en anglais) sur le blog de Kate Green : http://www.neoaztlan.com/issue-five/art/monica-bonvicini/

18 mai 2010

Étienne-Martin demeure


Etienne-Martin, "Le manteau" (1962), 250 cm x 230 cm x 75 cm.
Matériaux : Métal, Toile de bâche, Tissus, Passementeries, Corde, Cuir.
Acquisition : Don de l'artiste au Centre Pompidou (1973)




Le Centre Pompidou rend hommage à l’oeuvre d’Étienne-Martin à travers une exposition d’une quinzaine de sculptures majeures de l’artiste appartenant à la collection du Centre Pompidou. Parmi celles-ci, Le Manteau (1962) avait fait largement connaître l’artiste et constitue la première sculpture en tissu de l’histoire de l’art moderne.
Aujourd’hui, l’entrée par dation de trois nouvelles oeuvres, donne une actualité particulière à cette collection. L’exposition présente cet ensemble exceptionnel auquel s’ajoute une sélection de dessins reproduisant, sous forme de diagrammes, les configurations vécues et rêvées de sa maison natale de Loriol.
Étienne-Martin a été identifié dès les années 60 à ses Demeures, sculptures-habitats conçues pour être visitées, imaginées par le spectateur. Dès 1984, le Centre Pompidou consacrait une exposition thématique à l’ensemble des Demeures.
Exposition du 23 juin au 13 septembre 2010, au Centre Pompidou à Paris.

17 mai 2010

Neuwirth Flora, les fondements de la sculpture contemporaine

Flora Neuwirth, " 100 Boots " (2003), bottes en caoutchouc, peinture acrylique ( http://www.floraneuwirth.at/index.html )

Une exposition qui traite des rapports de la sculpture contemporaine à la figuration, au travers d'oeuvres des collections de la Ville de Vienne; comment parler du corps sans le montrer?
"Au XXe siècle, la sculpture figurative s'est éloignée radicalement de la tradition et l'idée du corps a été réinterprété. L'influence des mouvements comme le Minimal Art, Fluxus, l'art performance ou l'art conceptuel a conduit à une approche différente de la sculpture, qui comportera dès lors une grande diversité d'attitudes, de matériaux, de médias ainsi que d'espaces d'intervention. Les limites entre les genres artistiques s'estompent et il n'est pas inhabituel pour des objets sculpturaux de devenir l'objet d'une séquence d'actions.
Dans le cadre de cette fragmentation et de l'expansion du concept de la sculpture, la figure a subi une série de déconstructions. Elle n'a cependant rien perdu de sa fascination à ce jour. Bien au contraire : comme point de départ du concept sculptural, la figure a été redécouverte à la fois en Autriche et à l'étranger. Dans cette optique, le MUSA présente une sélection d'exemples de la collection du Département des affaires culturelles de la Ville de Vienne. Ce sont des sculptures qui font référence au corps humain de façon convaincante et variée. Ces exemples illustrent la continuité de la figure comme sujet et point de départ pour la sculpture, mais montrent également que l'art moderne s'est affranchi de ses fondements traditionnels et a transformé la figure humaine."

Extrait de la présentation de l'exposition sur le site du musée (traduction "maison") .

"re_ figuring spaces , Positions in Sculpture", au MUSA de Vienne (Museum auf Abruf : litérallement "de la garde", "de la récupération"; traduit selon certaines sources par : "Musée à la demande"et qui contient la collection d'art du département des affaires culturelles de la ville de Vienne; lieu de location d'oeuvres d'art) , du 19 mai au 10 septembre 2010. http://www.musa.at/en/exhibitions/detail-exibition/show/2010/03/raum-koerper-brnbsp-nbsp-nbsp-nbsp-nbspnbsp-einsatz.html

Artistes exposés :
Adrian Marc, Josef Bauer, Wander Bertoni, Christanell Linda, Coreth Sini, Daschner Katrina, EXPORT VALIE, Fassel Gerda, Judith P. Fischer, Heinz Frank, Karin Frank, Fulterer Gabriele, Rita Furrer, Bruno Gironcoli, Golz Dorothée, Graf Barbara, Haberpointner Alfred, Julie Hayward, Hendrich Lotte-Hassmann, Honetschläger Edgar, Alfred Hrdlicka, Birgit Jürgenssen, Kiki Kogelnik, Kowanz Karl, Hans Kupelwieser, Kusch., Luenig Claudia-Maria, Flora Neuwirth, Pilz Pillhofer Josef Margot, Pointner Uwe, Erik Rockenschaub, Christine Scherrer, Schmidl Katarina, Stimm Oswald, Markus Redl, Uray Hilde, Andreas Urteil, Wölzl Rainer, Fritz Wotruba, Erwin Wurm

14 mai 2010

Jean-Pierre Formica, cristallisations

Le peintre et plasticien Jean-Pierre Formica s'empare des crayères du prestigieux domaine rémois du Champagne Pommery jusqu'au 26 août, où il dévoile avec "Surnature" les étapes de la création de ses statues de sel.
L'exposition met en scène dans les galeries souterraines de Pommery où vieillissent près de 25 millions de bouteilles, des mannequins de confection, des crânes humains ou encore de taureaux, autant d'objets préparés comme matrices avant d'être plongés dans les eaux salées de Camargue et de devenir des statues de sel.

"Surnature", du 8 mai au 26 aout 2010. Expérience Pommery #7.
Domaine Pommery, 5 place du Général Gouraud, à Reims
Le site de l'artiste : http://formica.typepad.fr/

Dawn Ng, ça plane pour moi...


"I fly like paper get high like planes" une installation se démarquant des créations habituelles de Dawn Ng, plus connue comme illustratrice : des centaines d'avions en papier faisant irruption par une fenêtre et "explosant" dans une salle d'exposition ...
Le site de l'artiste : http://www.dawn-ng.com/

Zhang Huan, tu es poussière...



Cette vidéo survole le parcours de Zhang Huan, (des performances des années 90 aux récentes sculptures de cendres), un des artistes chinois actuels les plus renommés. A découvrir à l'occasion d'une interview parue sur le site Les Inrocks.com : http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/44778/date/2010-05-08/article/rencontre-avec-zhang-huan-le-plus-grand-artiste-chinois-actuel/

Extrait : L’occasion de se dire que dans la Chine d’aujourd’hui, lancée dans une folle course productiviste, seuls les artistes ou les écrivains qui interrogent le lien à l’histoire regardent en arrière. Mais là encore Zhang Huan s’éloigne de nos idées reçues, et nous rappelle la spiritualité de ce matériau si particulier. “Ce ne sont pas juste des cendres. Issues de nombreux temples récemment détruits, en général associées à des voeux, les cendres sont pour moi une âme collective. Je ne travaille pas avec les cendres, je dialogue avec les âmes innombrables qu’elles renferment.”

Le site de l'artiste : http://www.zhanghuan.com/

Voir, parmi d'autres pièces spectaculaires comme par exemple la série des géants recouverts de peaux d'animaux, les "Bouddha de Berlin" , deux sculptures qui se font face. La première est en aluminium ; la seconde en est un moulage intérieur, réalisé en cendres sèches. Au fil du temps, l'environnement aura une incidence sur le travail, le plancher va trembler avec le déplacement des visiteurs, et la sculpture de cendres progressivement se désagréger et se répandre dans la pièce...



13 mai 2010

Architecture sculpture : Pompidou-Metz en images



Collège des Bernardins, de l'élévation dans l'art

Georges Tony Stoll, "Constellation anonyme" (2010),
installation au Collège des Bernardins© Antoine Delage de Luget


L'exposition « La Pesanteur et la Grâce » présente le travail de cinq artistes internationaux : Marthe Wéry, Callum Innes, Georges Tony Stoll, Emmanuel Van der Meulen et Emanuele Becheri.
Tous ont choisi l'abstraction comme logique de non-représentation : leurs oeuvres ne sont pas déterminées par avance, mais naissent de la manipulation des matériaux bruts. Elles sont le résultat final d'une situation où l'artiste a abandonné ses savoir-faire, pour laisser aux matériaux eux-mêmes le premier rôle.
Peinture, construction, sculpture, chaque oeuvre proposée au public procède ainsi, selon ses modalités propres, de la conscience que la grâce ne s’atteint pas par une volonté héroïque mais par la soumission humble aux nécessités de la pesanteur. Pour le dire avec les mots de la philosophe Simone Weil - dont un ouvrage a inspiré le titre de l’exposition - «Monter en abaissant. Il ne nous est peut-être donné de monter qu’ainsi».

Présentation de l'exposition sur le site du Collège des Bernardins : http://www.collegedesbernardins.fr/index.php/art/expositions.html

"La pesanteur et la grâce", Abstractions et spiritualité; Commissariat : Eric de Chassey. Du 23 avril au 12 septembre 2010 au Collège des Bernardins, 20 rue de Poissy à Paris.
Extrait d'un article en contrepoint de Christine Sourgins sur le site "Liberté politique" : http://www.libertepolitique.com/culture-et-societe/6025-labstraction-l-spiritualisante-r-au-college-des-bernardins
La politique artistique de ce centre catholique diocésain prestigieux s’illusionne avec la vieille antienne de « l’art témoin de son temps » : l’art contemporain, art d’une toute petite partie de nos contemporains, pourrait-il témoigner de son temps ? En revanche, il témoigne des siens : la spiritualité exposée ici est celle de la société de consommation qui réduit l’expérience spirituelle à la frustration, à une appétence jamais satisfaite, pour consommer encore.

12 mai 2010

Richard Serra, prince couronné

"Paths and Edges XI" (2007), gravure originale; 74,9 x 59,7 cm.


Le prix Prince des Asturies des Arts 2010 vient d'être attribué ce mercredi au sculpteur américain Richard Serra.. Richard Serra a été récompensé "pour son audace et sa capacité à structurer des espaces urbains" grâce à "des oeuvres de grande puissance visuelle, qui invitent à la réflexion et à l'étonnement", a souligné le jury dans un communiqué.
En 2009, le prix Prince des Asturies des Arts avait été attribué à l'architecte britannique de renommée mondiale Norman Foster.
Parmi les plus prestigieux en Espagne, chacun des huit prix décernés annuellement depuis 1981 par cette fondation est doté de 50.000 euros et d'une sculpture de l'artiste catalan Joan Miro.
Extraits du communiqué de l'AFP : http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gfBwVbF6cCVH8soQYlNcV7SSXppA
Les autres finalistes : Riccardo Muti, le chef d'orchestre, et le réalisateur Carlos Saura.
Sur notre site :

11 mai 2010

Dreamlands, du rêve au réel

The Goncourt Brothers stand between Caesar and the Thief of Bagdad,
Allan de Souza (2003). C-print, 15 x 49,5 cm



"La coïncidence, si c'en est une, est heureuse : l'exposition "Dreamlands" ("Territoires de rêve") a ouvert ses portes le 5 mai, au Centre Pompidou, quelques jours après l'inauguration de l'Exposition universelle de Shanghaï. Pour "Dreamlands" et pour ses commissaires, Quentin Bajac et Didier Ottinger, les Expositions universelles sont le point de départ d'un étrange conte de fées : la transformation de la ville traditionnelle et caractéristique de pays ou de modes de vie en métropoles d'opérette, rêvées ou réelles, localisables n'importe où dans le monde, y compris dans la cervelle d'artistes, conviés ici en grand nombre pour illustrer le propos."

L'exposition Dreamlands développe un propos inédit : montrer comment les modèles de foires internationales, d'expositions universelles et de parcs de loisirs ont influencé la conception de la ville et de ses usages.Démultipliant la réalité par la pratique de la copie, jouant d'une esthétique de l'accumulation et du collage souvent proche du kitsch, ces mondes clos et parallèles ont en effet inspiré les démarches artistiques, architecturales et urbanistiques au XXe siècle, au point de s'ériger en possible norme de certaines constructions contemporaines.
Le parcours de l'expo par thèmes : Fantasmagoriques -Les rêve de Vénus - Fun Palace - Learning from Las Vegas - Faites vos jeux - New York délire - Le monde à l'ère de sa reproduction - Dans le décor - D'Epcot à Celebration - Copier/Coller - Definitivly dubaï - Kandor - Ville fantôme
Pour les amoureux de Disney (Epcot), déçus par le peu de place dévolu au maître dans cette présentation, il y a le catalogue de l'exposition qui s’est tenue au Centre Canadien d’Architecture (Montréal, 1997) "Designing Disney's Theme Parks: The Architecture of Reassurance" par Karal Ann Marling : http://disneycentralplaza.englishboard.net/imagineering-f9/livre-designing-disney-s-theme-parks-the-architecture-of-reassurance-t14126.htm?sid=a67ea4214f3080e62956f0c288e6efe6?sid=a67ea4214f3080e62956f0c288e6efe6

"Dreamlands", grande galerie du Centre Pompidou, du 5 mai au 9 août 2010. Très intéressant catalogue : "Dreamlands. Des parcs d'attraction aux cités du futur".

Et si vous aimez les projets audacieux qui se concrétisent, ne manquez pas l'ouverture d'un certain Centre Pomidou-Metz qui ouvre ses portes ce 11 mai 2010 : http://www.centrepompidou-metz.fr/


Voir l'article élogieux du journal le monde : http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/05/11/beaubourg-a-metz-un-coup-de-maitre_1349689_3232.html . Celui de l'Humanité : http://www.humanite.fr/2010-05-12_Cultures_-Balades-en-chefs-d-oeuvre-a-Metz

10 mai 2010

Santiago Calatrava, archistructeur


Cité des Arts et des sciences (CAC), l' "Hemisferic" à Valencia (E)

L’exposition présentée au Grand Curtius est l’occasion de dévoiler une facette méconnue du talent plasticien de l’architecte Santiago Calatrava. Dessins, sculptures, mobiles, mobiliers, maquettes, céramiques... seront pour la première fois en Europe exposés au public.
« Mon travail comme sculpteur est fondamental pour comprendre mon travail comme architecte (...) J’essaie d’abattre les frontières entre l’architecture et la sculpture, et d’entrevoir l’architecture comme un art. » Santiago Calatrava.
L’exposition présente, sous la forme d’un dialogue construit et constant, différentes réalisations de Calatrava exposées pour la première fois en Europe, et mises en rapport avec son architecture, suivant une sélection éclairante dans cette perspective, destinée à faire comprendre le processus créateur de l’artiste. Extraits de la présentation sur le dépliant de présentation.

Le site du musée : http://www.grandcurtiusliege.be/expositions/santiago-calatrava-architecte-sculpteur-ceramiste
Liège, Grand Curtius, du vendredi 28 mai 2010 au lundi 27 septembre 2010.




Cette exposition s'inscrit évidemment dans le contexte de la construction de la nouvelle gare de Liège-Guillemins, créée par Santiago Calatrava et inaugurée le 18 septembre 2009 : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gare_de_Liège-Guillemins

La vidéo ci-dessus est la présentation idéale, telle que rêvée par son créateur en 2005; en réalité, quelques "résistances locales" ont fortement hypothéqué les aménagements extérieurs...
Pour les amateurs de "technologie", voir également la page du bureau Greisch (ingénierie), et particulièrement les vidéos relatives à la technique de poussage développée lors du montage de la charpente : http://www.greisch.com/projet/gare_ferroviaire_liege_guillemins_toiture-fr.html#

Une visite s'impose sur : http://www.calatrava.com/

Niki de Saint Phalle : les «nanas» à Washington


L'artiste française Niki de Saint Phalle est célébrée à Washington avec une farandole de ses célèbres et voluptueuses «nanas», des sculptures monumentales installées sur une artère de la ville à deux pas de la Maison Blanche. Extrait et photo de la dépêche AFP : http://www.cyberpresse.ca/arts/arts-visuels/201004/28/01-4275170-les-voluptueuses-nanas-de-niki-de-saint-phalle-a-washington.php
Voir à propos de cette initiative le site du "National Museum of Women in the Arts" : http://www.nmwa.org/sculptureproject/
A propos de l'artiste, le site de la "Niki Charitable Art Foundation" : http://nikidesaintphalle.org/

"Expo X3", Marianne Ponlot, Robert Quint, Aurore Vandember

L'exposition des oeuvres de Marianne Ponlot, Robert Quint et Aurore Vandember s'inscrit dans le cycle EXPOx3, inauguré en 1989, qui permet la mise en place d'expositions de qualité esthétiquement cohérentes, qui sont modulées à partir d'une carte blanche à un artiste, d'une rencontre de créateurs d'horizons différents, de confrontation de styles, de techniques ou à partir d'une thématique commune.
La page du musée consacrée à l'exposition : http://www.ianchelevici.be/encours.php
Voir la page du Centre Culturel de la Région du Centre (CCRC), initiateur du projet : http://www.ccrc.be/la_saison.asp?DocID=314&news=1



Marianne Ponlot, Pieds dans le ciel, 2001
Marianne Ponlot est sculpteur-installationniste, professeur de sculpture à l’Académie des Beaux-Arts de Liège. Elle a participé à de nombreuses expositions personnelles et collectives en Belgique et à l’étranger.


Aurore Vandember est une ancienne étudiante de l'option sculpture de l'Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles; elle est également ancienne boursière du Centre de la Tapisserie et des Arts du Tissus de la Communauté Française à Tournai et lauréate de Sites en Ligne (http://acasculpture.blogspot.com/2009/08/sites-en-ligne-2009-derniere-edition.html). Voir des photos de son travail sur : http://www.tetesdelart.org/albumaurore/index.html et sur sa page Facebook d'où est reprise la photo ci dessus.

Le site du peintre Robert Quint : http://www.robertquint.com/

Du 1 mai au 13 juin 2010, au Musée Ianchelevici, Place Communale 21 à La Louvière (B).
Dans le cadre du "Printemps des Musées", (le 15 mai) seront organisés une visite commentée et un atelier créatif accessible aux familles, sur le thème de la sculpture et du papier. http://www.printempsdesmusees.cfwb.be/index.asp

Ces artistes participent également à "Chic and cheap" (parcours d'artistes se déroulant à Liège du 13 au 23 mai 2010) et qui vise prioritairement à "rendre l’art et le travail des artistes accessibles à tout public": http://chicncheap.be/robertquint.html

Les entre lacs à Villeneuve d'Asq


Du 17 mai au 5 juin 2010, exposition"entre lacs" organisée par l'Atelier 2 - Arts plastiques http://www.atelier-2.com/exposition_1.htm ; au coeur du poumon vert de la métropole lilloise, profitez d’une belle après-midi printanière pour découvrir une exposition à ciel ouvert de 12 œuvres flottantes; ce rendez-vous artistique au cœur de l’espace public se tiendra sur le Lac des Espagnols, allée Chantecler.

"La manifestation Entre-lacs recompose à sa manière un paysage de notre temps, un environnement construit qui réunit douze œuvres contemporaines sur un espace aquatique. C’est le résultat d’une semaine de résidences artistiques, pour des plasticiens venus de France, de Belgique, du Canada.
Afin de familiariser tous les publics à l’art actuel, l’Atelier 2 - arts plastiques met sur pied, pendant cette période, par le biais de nombreuses visites guidées, et la présence d’une équipe de médiateurs, les moyens nécessaires pour accéder à la lecture de l’œuvre et à sa compréhension."
Extraits du dépliant consacré à l'exposition visible sur : http://fr.calameo.com/read/0000090989cd53aafec0a

Les exposants : Michel Bachelet et Christine Juillard, Fabrice Bittendiebel et Julien Bonnard, Flore Dumortier, Dominique Falda, Myriam Hequet, Maëva Longvert, Fred Martin ( récemment distingué à Sites en Ligne), Hervé Péchoux, Polska, Damien Grava et Pascaline Boyron, Véronique Delplace et Rudy Toulotte, Aurore Vandember (ancienne étudiante ARBA-ESA, lauréate de Sites en Ligne, et qui expose actuellement au musée Ianchelevici à La Louvière).
Voir aussi l'exposition "Regards Croisés" qui rassemble les projets des 90 candidats du concours.

03 mai 2010

matali crasset, micro-architectures

matali crasset, “extension de générosité”, pour l’Ecole Le Blé en Herbe, Trébédan, 2010.



Aux différents espaces de l’école, que matali crasset remodèle sous forme de plateformes multifonctionnelles, se greffent cinq dispositifs qui accueillent plusieurs activités et organisent l’ouverture de l’école vers d’autres usages. Nommées extensions de générosité - les sources, le cycle, le jeu, la rencontre et l’accueil - ces micro-architectures prennent en compte autant qu’elles signalent des besoins et des désirs. Elles illustrent la seule revendication de matali crasset « je ne revendique rien, ou alors le droit de faire des propositions de vie ».
Extrait du dossier de presse : http://www.rennes.archi.fr/telechargement.php?id_page=0-11-18-90&file=DP_ENSAB_Matali_Crasset_Ateliers_de_Rennes_2010.pdf

Du 30 avril au 24 juin 2010, l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Bretagne (ENSAB) présente en avant-première l’une des cinq extensions de générosité, développée dans le cadre du projet artistique de matali crasset pour l’école de Trébédan (Côtes d’Armor).
Cette présentation, dans le cadre des Ateliers de Rennes - Biennale d’Art Contemporain à Rennes, se fait en résonance avec sa thématique « Ce qui vient ». A cette interrogation quant à l’avenir - qu’est ce qui vient à nous ? qu’est ce qui vient de nous ? - la démarche des commanditaires de Trébédan met en lumière la capacité d’agir, quelles que soient l’échelle ou la localité, pour inviter ou donner forme à l’énergie du vivre aujourd’hui et demain.
Conférence « INSIDE / OUTSIDE» de matali crasset le lundi 31 mai à 17h30 à l’ENSAB, 44 boulevard de Chézy à Rennes. http://www.rennes.archi.fr/expositions.php
Sur la même page (et dans les mêmes lieux ), voir aussi l'exposition « Michel RAGON, vivre demain l’architecture », ouverte au public du 3 au 21 mai 2010.
Découvrir le site très ludique (et très complet) de l'artiste : http://www.matalicrasset.com/matali_crasset_flash.php?lg=fr


Ce projet s'inscrit donc dans le cadre des Ateliers de Rennes - Biennale d’Art Contemporain 2010 ( http://www.lesateliersderennes.fr/ , du 30 avril au 18 juillet 2010), où l'on trouvera une cinquantaine d'artistes travaillant dans 8 lieux de la région; un projet certes plus "modeste" en budget que la biennale nantaise Estuaire, mais qui présente néanmoins un grand intérêt et se caractérise par des collaborations avec les industries locales.

"Révolutions" (2003), Michel de Broin; aluminium; version montréalaise : différente de sa cadette rennoise, car non accessible au public, mais plus élégante... Voir : http://pratiquesactuelles.wordpress.com/2009/10/23/revolutions-de-michel-de-broin-par-majorie-pare/


Ainsi le Québécois Michel de Broin http://www.micheldebroin.org/ dont nous avons déjà parlé à plusieurs reprises (http://acasculpture.blogspot.com/2009/09/michel-de-broin-du-bon-usage-du-beton.html et http://acasculpture.blogspot.com/2009/08/michel-de-broin-matieres-premieres.html), avec son escalier hélicoïdal installé dans la cour du Couvent des Jacobins, fruit d'un partenariat avec une entreprise locale. Voir : http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-a-Rennes-l-art-contemporain-interroge-l-avenir-_3639-1356503_actu.Htm?xtor=RSS-4&utm_source=RSS_MVI_ouest-france&utm_medium=RSS&utm_campaign=RSS
Voir à 360° : http://www.site.rennes.fr/360/biennaleRennes2010/