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29 février 2012

"Sites en Ligne", édition 2012, appel à projets

Aurore Vandember, installation Sites en Ligne 2009. Photo JFD

Sites en Ligne est un symposium de sculpture qui se déroule tous les deux ans dans le bois de Ligne à Silly. Cet évènement prend la forme d’un concours autour de deux disciplines, la sculpture de tronc et l’ installation en milieu naturel. Tout cela dans un cadre convivial permettant la rencontre des artistes avec un patrimoine naturel riche et un public large. 

Kelvin Livingstone, installation Sites en Ligne 2009. Photo JFD

La septième édition aura lieu cette année du lundi 20 août au dimanche 26 août 2012.
Ce projet s’est développé autour d’une tradition populaire, « la Plantation du Mai », qui se tient le dernier dimanche d’avril. Les villageois choisissent et abattent un arbre de la forêt et le vendent aux enchères pour célébrer le retour du printemps. Il est ensuite hissé à l’aide d’échelles, de cris et d’un grand effort collectif sur une butte près de l’église. Le mai est planté, les cloches sonnent et la fête commence. Depuis douze ans l’a.s.b.l. Sites en ligne participe à cette fête locale en achetant le tronc du mai pour ses tailleurs.

 Kathrin Laurent et Marine Vanhaesendonck, installation Sites en Ligne 2009. Photo JFD

Après une sélection sur dossier, une trentaine d’artistes, toutes formations, nationalités et expériences confondues, est invitée à résider durant une semaine sur le site pour leur projet. La sélection est répartie en 10 projets de taille de tronc et 20 projets d’installation.
Toutes les disciplines sont accueillies pour autant que le projet soit pertinent dans son inscription au lieu, et que l’artiste travaille dans une optique d’intégration et un esprit de respect du patrimoine naturel de la région. Le projet est réalisé sur le lieu même et en aucun cas importé de l’atelier.
Cette manifestation sort des contextes institutionnels habituels ; son implantation, au milieu des bois, permet de s’éloigner des circuits classiques de l’art contemporain et d’accueillir un public plus diversifié. Celui-ci est invité à suivre le travail en cours tout au long de la semaine et à voter l’attribution de deux Prix du Public lors de la présentation finale.
Un troisième prix est attribué par un jury de professionnels à l’une des installations.



Virginie Strub et Christophe Wullus, installation Sites en Ligne 2009. Photo JFD

La semaine s’organise également autour d’un foyer sous chapiteau où sont entre autre proposés des concerts. Un public de plus en plus nombreux - 5000 visiteurs en 2009 - y rencontre les artistes dans une ambiance chaleureuse et conviviale.

 Clara Montoya, Olivier Dupont, installation Sites en Ligne 2009. Photo JFD

Plus de détails sur le site de la manifestation :  http://www.sitesenligne.be/
Plus de photos sur la page Facebook : http://www.facebook.com/profile.php?id=100003480642240&sk=wall

Sandra Aubry et Sébastien Bourg, dématérialisation du rien

"ici et ailleurs" (2007). Médium, aggloméré, tasseaux sapin, peinture blanche. 400 x 525 x 122 cm. 
Vues de l’exposition, Autres rivages, Galerie Art & Essai, Rennes. 
© Photo Sandra Aubry & Sébastien Bourg

"Crack" (2008). Bois, peinture.280 x 120 x 100 cm. Avec le soutien de la ville de Fontenay-Le-Comte. Vues de l’exposition DECALCOmanieS, Résidence d’artiste à la maison Jean Chevolleau , Fontenay-Le-Comte.
 © Photo Sandra Aubry & Sébastien Bourg

"Le Cyclope" (2011). Petit granit noir, oeilleton. 30 x 30 x 25 cm. Avec le soutien de l'Agence Culturelle Départementale Dordogne-Périgord et l'association Zap'art. Vues de l’exposition SPECIMEN, centre hospitalier spécialisé psychiatrique Vauclaire, Montpon-Ménestérol. © Photo Bernard Dupuy
"Astérisque" (2011). Bois, peinture noire. 340 x 165 x 205 cm. Avec le soutien de l'association Les Rives de l'Art. Vue de l'exposition Éphémères 2011, Château de Tiregand, Creysse. © Photo Sandra Aubry & Sébastien Bourg.

Sandra Aubry et Sébastien Bourg travaillent en duo depuis 2006. Leurs recherches se portent sur les espaces transitionnels; espaces, signes et situations limites, paradoxes où frontières et repères se renversent et basculent. Ils prennent comme base des éléments architecturaux, des images et des objets existants, qu’ils revisitent et détournent par décalages, contradictions et retournements. Ils cherchent à épurer leurs pièces au plus près, visant l’équilibre de l’entre-deux, créant de la frustration en produisant des formes incomplètes qui scintillent entre présence et manques. L’ensemble de leur travail s’apparente à des décors et des accessoires orphelins de récits préétablis.  
Texte de présentation sur le site des artistes : http://www.sandrasebastien.net/

Beaucoup d'expositions en perspective :
"Après tout rien", du 9 mars au 5 mai 2012 à la Galerie de Roussan, Paris 20e.
"Dématérialise-moi ça!", du 3 mars au 14 avril 2012 à l'Attrape-couleurs, Lyon.
"Less is more projects" (dans le cadre de-), du 3 au 31 mars 2012, au studiolo #3, 5 rue du Dahomey à 75011 Paris.
...

26 février 2012

Lumières rares à la Maison Rouge : "Néon, Who’s afraid of red, yellow and blue ?"

Ivan Navarro, "Man Hole (Yellow)" (2011).
Photo:  Elodie Drouard/ FTVI

 A partir du 17 février 2012, la maison rouge accueille la première grande exposition internationale consacrée au néon dans l’art des années 1940 à nos jours, présentant une centaine d’œuvres historiques ou inédites. Des pionniers Gyula Kosice et Lucio Fontana au début des années 1940 à 50, à François Morellet, Bruce Nauman, Stephen Antonakos, Joseph Kosuth ou Mario Merz dans les années 60, à des artistes tels que Jason Rhoades, Claude Lévêque, Sylvie Fleury et tant d’autres aujourd’hui…
 À droite de la table périodique des éléments de Mendeleïev, on trouve la famille des gaz dits « nobles » ou « rares », un groupe d’éléments chimiques aux propriétés communes : inodores et incolores dans des conditions dites « standards », ces gaz monoatomiques une fois sous pression produisent une lumière colorée lorsqu’ils sont traversés par un champ électrique. Le néon (Ne), dont le nom provient du mot grec « neos » (nouveau) produit une lumière rouge. L’argon (Ar) donne une lumière bleue tandis que les vapeurs de sodium produisent un rayonnement de couleur jaune.

Extraits de la présentation de l'exposition sur le site de la Maison Rouge  (voir le dossier de presse, avec historique de l'emploi de ce matériau).
Nombreuses photos sur le site : http://www.francetv.fr/info/le-neon-s-expose-a-paris_65077.html



Piotr Kowalski, "Pour qui ?" (1967). Elodie Drouard / FTVI

L'exposition "Néon, Who’s afraid of red, yellow and blue ?" est ouverte du 17 février au 20 mai 2012; Fondation Antoine de Galbert, 10 boulevard de la Bastille à Paris.

Les liens du post sont proposés par Sculpture.
 
Nous avons déjà parlé de ces artistes :
http://acasculpture.blogspot.com/2010/02/yvan-navarro-lenvers-du-neon.html
http://acasculpture.blogspot.com/2008/11/claude-lvque-sculpture-despace.html
http://acasculpture.blogspot.com/2010/05/la-visite-bourdelle.html
http://acasculpture.blogspot.com/2010/10/bougez-eliminez-bruce-nauman.html
http://acasculpture.blogspot.com/2010/01/francois-morellet-lesprit-descalier.html
http://acasculpture.blogspot.com/2011/02/francois-morellet-reinstalle.html
http://acasculpture.blogspot.com/2010/06/22passages222cvisiteparsarkis.html
http://acasculpture.blogspot.com/2010/12/les-installations-de-dan-flavin-et-bill.html
http://acasculpture.blogspot.com/2010/03/michel-francois-la-geometrie-variable.html
http://acasculpture.blogspot.com/2012/02/mathieu-mercier-ou-il-sera-question-du.html
http://acasculpture.blogspot.com/2008/09/sculpture-royale-jeff-koons-versailles.html

22 février 2012

Don Brown et Yoko sa muse...


Le sculpteur anglais Don Brown (1962-) vit et travaille à Londres. Cela fait maintenant près de quinze ans qu'il a fait le choix de représenter uniquement son épouse Yoko. Ses sculptures, de taille réduite par rapport à l'échelle humaine, sont réalisées en "faux marbre", une résine acrylique combinée au plâtre. La représentation se veut très "réaliste"... Il réalise également de nombreuses photos à partir de ses propres sculptures.

A bien y regarder, Don Brown brouille les pistes de la sculpture. Bien qu'attachés à une vérité de la représentation, ses objets s'éloignent de la réalité en refusant d'entrer dans un rapport mimétique d'échelle et de coloris.
Ses plâtres blancs ou noirs ont la délicatesse de la peau mais n'en ont pas la saveur. De la même manière, si l'artiste fait de ses sculptures un instantané suspendu dans le temps, chacune de ses œuvres forme au contraire le résultat d'un travail patient et minutieux.
Yoko est donc un ovni dans le champ de la sculpture et l'occasion pour Don Brown de braver tous les attendus du genre. Depuis la fixation de l'instant, le mimétisme forcené des modèles et, bien entendu, jusqu'au sempiternel mythe de la muse...
Commentaire paru sur paris-art.com à l'occasion de l'exposition de l'artiste en 2008 dans la galerie parisienne.



Don Brown, exposition du 27 janvier au 1 mars 2012 à l' Almine Rech Gallery à Bruxelles (20 rue de l'abbaye à 1050 BXL).

Attention, ne pas confondre : il existe également un Donald Brown, sculpteur de son état (également acteur à ses heures ) et né en 1963.

21 février 2012

Mathieu Mercier, où il sera question du chant du réel...

 "Sans titre (couple d’axolotls)" (detail);2012.

"La tension entre deux objets crée une énigme, une question vivifiante entre le réel, l’objet, son référent et le spectateur qui a pour mission de combler avec ses propres outils le vide entre les deux."
Vous me le copierez 100 fois...
Cette citation est extraite de la présentation de l'exposition de Mathieu Mercier par Claire Le Restif, directrice du CREDAC, sur le site Culture.fr
Cet artiste est présenté comme "un bébé de Duchamp", mais aussi épinglé par Olivier Cena dans sa dernière chronique du Télérama du 15 février 2012 "Meurtre au Musée", pour avoir laissé crever une espèce de salamandre (l'axolotl) mis en installation dans son exposition en cours... ( Centre d’art contemporain d’Ivry – le Crédac, Ivry-sur-Seine; du 20 janvier au 25 mars 2012 ).
Voir aussi article et photos de l'exposition :  http://moussemagazine.it/mathieu-mercier-sublimations/

En 2003, il est lauréat du Prix Marcel Duchamp, qui lui permettra de faire l'objet d'une exposition monographique au Centre Pompidou. (Wikipedia)


Pour faire le pont avec l'orient (et le post précédent) ...
Ai Weiwei, "Profile of Duchamp, Sunflower Seeds" (1983).
De "New York Photographs", 1983-1993
C-print,20 x 28.5 cm, © Ai Weiwei
Et pour mieux connaître Marcel Duchamp, lire par exemple le dossier pédagogique qui lui est consacré par le Centre Pompidou

19 février 2012

Ai Weiwei, le chat et la souris...

 Ai Weiwei, dans les ruines de son atelier(janvier 2011). 
Une péripétie parmi d'autres, dans le conflit qui l'oppose aux autorités de son pays.

 “Ai Weiwei : Entrelacs” est la première grande exposition en France consacrée à cet artiste et homme de communication qui observe l’état du monde, l’analyse et tisse des liens avec ses semblables par de multiples canaux. L’exposition, qui présente également des vidéos de l’artiste, est centrée sur les photographies d’Ai Weiwei : celles par lesquelles il rend compte des mutations profondes du paysage urbain de son pays ; celles aussi qui relèvent d’une démarche plus artistique : le Conte de fées pour la documenta de Kassel et les innombrables photos numériques diffusées sur son blog ou à l’aide de son téléphone portable.
Par la richesse de son iconographie, cette exposition consacrée à Ai Weiwei tend à montrer la diversité et la complexité du personnage et sa manière d’être constamment en relation avec le monde. D'où cette idée d’entrelacs, de liens qui ne cessent de se tisser par-delà les frontières et les obstacles en tout genre.
Placé en détention le 3 avril 2011 par les autorités chinoises, libéré sous caution le 22 juin 2011, il est, à ce jour, toujours interdit de sortie du territoire.
Extrait de la présentation de l'exposition sur le site du "Jeu de Paume": http://www.jeudepaume.org/index.php?page=article&idArt=1500&lieu=1
"Ai Weiwei : Entrelacs", du 21 février au 29 avril 2012
"C'est dingue qu'un état aussi fort (ndlr : la Chine) puisse se sentir déstabilisé par un geste aussi simple qu'un clic de souris." Extrait d'une interview parue dans le Télérama du 15 février 2012

Découvrir le "Petit Journal d'Ai Weiwei"

 Le site de l'artiste est très "minimaliste"(volontairement?), avec juste trois photos; et le titre très ambigu de "fake" : http://www.aiweiwei.com/

FAKE Design est une agence d'architecture chinoise créé par l'artiste et dirigée pas sa femme Lu Qing. Elle s'est illustré par de près de 70 constructions et projets paysagers ainsi que sa participation au Stade national de Pékin, pour les Jeux olympiques d'été de 2008. Le monumental projet ORDOS 100, à Ordos en Mongolie Intérieure pour construire une ville entière.
Créé par Ai Weiwei sous le nom de FAKE DESIGN en 2000 peu après qu'il eut développé ses projets pour sa maison "Studio House" et le Chinese Art Archive and Warehouse (CAAW), l'agence est connue pour refléter l'influence d'Ai Weiwei dans la contestation artistique du régime chinois.
 (Wikipedia) (le lien proposé par "Sculpture" est vers le site d'ARTE; par contre le lien "ordos 100" donné par la chaine renvoie à des assurances auto?)

Découvrir la vidéo (trailer) du bureau d'architecture Herzog & de Meudon à propos du "Bird's Nest" : http://www.herzogdemeuron-film.com/en/trailer/

Maquettes d'étude pour le stade olympique de Pékin.(visibles dans la vidéo)

Lire l'article très complet sur les "contradictions architecturales" de l'artiste :  http://laboratoireurbanismeinsurrectionnel.blogspot.com/2011/12/ai-weiwei-dissidence-contradictions.html

"ORDOS 100", une intallation de Ai Weiwei (500 m2), présentée au dans le cadre d'une exposition "Art and Architecture", au Kunsthaus Bregenz, à Bregenz, en Autriche. EPA/ENNIO LEANZA. Lire article pour complément d'info : http://www.alaintruong.com/archives/2011/07/16/21616182.html
 
Vidéo de présentation de l'exposition :  http://www.youtube.com/watch?v=EQbK0AYMlLY

Et ne manquez pas le numéro spécial de Libération paru ce 21 février 2012! Ici la page centrale du numéro...

«Crabe de rivière se dit "hexie" en chinois: c'est le mot vulgaire pour "censure" car sa prononciation en chinois est la même que celle du mot "harmonie". Or le gouvernement chinois invoque depuis 2004 la nécessité d'une "société harmonieuse" ("hexie shehui") pour justifier la censure qu'il impose. Par dérision, les internautes ont adopté cet euphémisme». (Photo prise par Ai Weiwei spécialement pour «Libé»).

Ce n'est pas la première fois que nous parlons de cet artiste (ni la dernière) :
http://acasculpture.blogspot.com/2010/10/ai-weiwei-graine-de-contestation.html
http://acasculpture.blogspot.com/2010/11/ai-weiwei-sunflower-seeds-la-video.html
http://acasculpture.blogspot.com/2011/01/ai-weiwei-la-recolte-sannonce-benefique.html
http://acasculpture.blogspot.com/2011/04/ai-weiwei-du-bronze-la-tole.html

18 février 2012

Tribute to Gordon Matta-Clark ?

Les fondations (presque inexistantes) d'un immeuble (banlieue de Shanghaï) sont minées par les intempéries, et il "se couche" proprement... Il n'y a pas à dire, c'est puissant!
Info sur : http://zonaeuropa.com/200906c.brief.htm#011

Face à ces images, il y a quelque chose qui fait penser immédiatement à Gordon Matta-Clark ? Une sorte de révélation brutale et sans concessions de l'invisible...

Gordon Matta-Clark (22 juin 1943 – 27 août 1978) est un artiste américain connu pour ses œuvres sur site spécifique réalisées dans les années 1970. Il est célèbre pour ses « coupes de bâtiment» une série de travaux dans des bâtiments abandonnés dans lesquels il a enlevé des morceaux de planchers, de plafonds, et de murs et notamment "Conical Intersection" que la Biennale de Paris 1975 avait organisée : une percée architecturée dans le vif d'un immeuble rue Beaubourg, à la fois en face du Centre Georges Pompidou en construction et de l'appartement de Ghislain Mollet-Viéville...
 ... Gordon Matta-Clark est célèbre pour ses travaux qui ont radicalement altéré les structures existantes. Ces "Building Cuts" (par exemple, une maison est coupée sur la moitié verticalement) changent la perception du bâtiment et de son environnement proche. Ces découpes de bâtiments se faisaient la plupart du temps sur des immeubles ou maisons abandonnées...

 ... Son travail comprend des performances et du recyclage, des travaux sur l'espace et la texture, et ses « coupes de bâtiment». Gordon Matta -Clarck parle également d'opérations alimentaires ou culinaires qu'il applique à ses œuvres, ces opérations sont au nombre de trois:
  • Sélection : Les ingrédients dans leurs formes naturelles.
  • Préparation : Chaque substance est cuite, mélangée, trempée, passant par diverses modifications.
  • Cuisson : La flamme, le temps et les éléments.
L'intérêt que portait Gordon Matta-Clarck à la cuisine et à l'alchimie comme activités créatrices se retrouve pleinement dans une pièce évolutive du nom de Agar qui était une accumulation d'éléments métalliques, minéraux et organiques (suivant le procédé culinaire de Gordon Matta-Clarck énoncé ci-dessus).
(wikipedia)

  "Splitting" (1974). Impression chromogénique 101.6 x 76.2 cm.
Purchase, The Horace W. Goldsmith Foundation Gift through Joyce and Robert Menschel, 1992 
 "Splitting" (1974). Vue extérieure. Photo de l'artiste.
 

"Day's End" (1975)
"Day's End" (1975). 23'10'' , Betacam SP, PAL, couleur et noir et blanc, silencieux
Collection Centre Georges Pompidou, Paris (France).
 
Lire des informations complémentaires sur cette œuvre sur le site newmedia-arts.be


"Conical Intersect" (1975). Rue Beaubourg, Paris.
courtesy of David Zwirner, NY and the Estate of Gordon Matta-Clark
"Conical Intersect" (1975). Collection SFMOMA.
© Estate of Gordon Matta-Clark / Artists Rights Society (ARS), New York


 “Office Baroque” (1977) Découpe d'un immeuble de bureaux à Anvers(B). Photo de l'artiste.
 Office Baroque” (1977). Estate of Gordon Matta-Clark/Artists Rights Society, New York



Et encore beaucoup de résultats à découvrir en faisant une recherche dans Google images. Il ne subsiste aucune œuvre in situ de Gordon Matta-Clark et pourtant il est devenu un des artistes mythiques du XXème siècle et le net foisonne d'images de ses créations...
Pour approfondir le sujet :
Le fonds Gordon Matta-Clark, hébergé par le Centre Canadien d'Achitecture (CCA); lire "Le fonds Gordon Matta-Clark au Centre Canadien d'Architecture" par Louise Désy et Gwendolyn Owens.

10 février 2012

André Eijberg, un sculpteur s'en est allé...

Nous nous permettons de reproduire in extenso l'article de Roger Pierre TURINE paru dans La Libre Culture de ce 2 février 2012; ce texte contient en quelques mots l'hommage que nous souhaitons rendre à l'artiste, à l'homme et à l'ami...

André Eijberg s’en est allé
Nous avons appris la mort du sculpteur André Eijberg. Il s’est éteint à l’âge de 82 ans après une longue et éprouvante maladie. A son propos, Michel Rooryck, qui l’exposa jadis, nous écrivait hier : "C’était un homme au cœur sensible, c’était un frère, un poète. Un humain tout simplement". Et si nous citons cet hommage, c’est qu’il correspond parfaitement à cet artiste qui, sa vie durant, s’échina à parfaire son credo : "La forme n’est valable que par le battement du cœur qui l’a créé". C’est par la céramique qu’André Eijberg fit son entrée dans le monde des arts mais, sautant vite le pas en quête d’une expression plus ouverte et sans doute, à ses yeux, plus dynamique, il devint ce tailleur de pierre dont on put justement saluer l’approche tout en rondeurs et grâces d’une figure féminine qui sera le plain-chant de son œuvre entier. Rongé depuis des décennies par une maladie de cœur qui lui fit voir des étoiles de soufre, Eijberg dut un jour renoncer à ses chers marbres de Carrare, saponites et autres petits granits. Ce qui ne l’empêcha jamais d’aller au bout de lui-même et de ses idéaux, en modelant le plâtre, en taillant le buis, en passant des heures de silence et de concentration sur les patines de ses bronzes. Toute une ode à la femme et à la maternité, aux amazones et égéries des temps anciens, se déclina sous ses doigts agiles et chaleureux. Dans le même temps, repos du guerrier et du battant, il dessina, à la plume et au roseau, composant de délicats et fermes poèmes graphiques dédiés à la compagne éternelle. Maître artisan d’un art sans âge, classique si l’on veut mais jamais avare d’audaces plus ponctuelles, Eijberg vivait en dehors des cénacles. Les dernières années, il se satisfaisait d’une exposition annuelle en sa Galerie ABC qui lui réservait ses périodes de fin d’année pour dire au monde de quelle ferveur l’homme se chauffait. Il n’a point failli. En décembre dernier encore une expo de dizaines de pièces anciennes, définitivement sans date, obtenait un succès récurrent. Ses admirateurs sont nombreux et nul doute qu’André Eijberg leur manquera.
 

 Découvrir les sculptures sur le blog de l'artiste :  http://eijberg.canalblog.com/

09 février 2012

Didier Vermeiren, sculpture de socles de sculptures

 "Sculpture" (1982). Plâtre; 223 X 26,5 X 26,5 cm
Le XXe siècle a remis en cause voire balayé la plupart des principes de la création artistique et ce, tous azimuts. Du côté sculptural, Duchamp, avec ses ready-made notamment mais aussi son Grand Verre, n’y fut pas étranger, tandis que d’autres, insistant sur la notion de situation dans l’espace, de pesanteur ou sur la monumentalité et le poids de leurs œuvres, les posaient également au sol. Une rupture de tradition puisque la sculpture, jusque-là, se juchait sur un socle. Fort de ce double constat, Didier Vermeiren s’est intéressé au socle au point de le transformer en sculpture autonome. Par la même occasion, il parlait d’une absence, celle de la sculpture traditionnelle, y compris la statuaire.
Extrait de l'article de Claude Lorent "Le socle érigé en sculpture" paru dans La Libre.be du 31 janvier 2012.
Expositions au Musée Dhondt-Dhaenens, Museumlaan, 14 à Deurle, jusqu’au 1er avril 2012; et Didier Vermeiren ; Sculptures 1973 - 1994 , à la Galerie Greta Meert, 13 rue du Canal, à Bruxelles, jusqu’au 10 mars 2012.

L'appel aux armes (1992). Plâtre et structure métallique (2 éléments)
245,3 x 156,5 x 177,2 cm. Photo : MRBAB Bruxelles
Voir aussi :
Page sur le site FRAC Bourgogne
La page de l'artiste sur le site de la galerie Greta Meert

08 février 2012

Antoni Tapies, matières ou sculptures

Au fil des rubriques nécrologiques, une même phrase revient dans les articles et les posts : "Le peintre et sculpteur catalan Antoni Tapies est mort lundi 6 février à Barcelone à l'âge de 88 ans...", et l'on cherche en vain une sculpture parmi toutes les œuvres illustrant cette actualité.
Mais où sont donc les sculptures d'Antoni Tapies ?

Commençons par le commencement : Wikipedia
"Antoni Tàpies i Puig, 1er marquis de Tàpies (Barcelone, 12 décembre 1923 - id., 6 février 2012), est un peintre, sculpteur et théoricien de l'art espagnol d'origine catalane considéré comme l'un des plus grands artistes de la seconde moitié du XXe siècle..."

"...En 1952, il participe à la biennale de Venise. Il se dirige rapidement vers l'abstraction et, bien avant l'Arte Povera, intègre des matériaux non académiques dans ses travaux. Ainsi, à partir de 1953, il est un des premiers à donner ses lettres de noblesses au mélange des matériaux, ajoutant de la poudre d'argile et de marbre à sa peinture, utilisant le papier déchiré, la corde et des chiffons (Gris et Vert, Tate Gallery, Londres, 1957)..."

 Grey and Green Painting  (1957) (Peinture grise et verte)
© Foundation Antoni Tapies, Barcelona/ADAGP, Paris and DACS, London 2002

"... À partir des années 1970, influencé par le Pop-art, il intègre dans ses œuvres des matériaux plus volumineux, tels que des pièces de mobilier..."

Un spectateur regarde l’œuvre "Garde robe" d'Antoni Tapies
à la Fondation Tapies de Barcelone (2010). EPA/Albert Olive

"... Dans les années 1990, il collabore avec Estéfano Viu, Maximiliano, Eduardo Chillida et de nombreux autres artistes...
... Enfant de Barcelone, Tàpies a été chargé de métamorphoser l'ancienne maison Mantaner i Simon. Il en a conservé la façade mais il a couronné le toit d'une sculpture, Nuage et chaise, composée de tubes d'aluminium et d'une toile métallique d'acier inoxydable : l'ensemble est un nimbe d'où surgit un siège suspendu en l'air. C'est désormais le siège de la Fondation Tàpies..."

 
 Photo : User:Yearofthedragon

 Photo, auteur inconnu.

Photo : Marta Laurent Veciana

Au fil des recherches sur le net, on trouvera dans le désordre, quelques terres cuites, quelques bronzes et beaucoup de "mixed media", la plupart relevant sans doute d'avantage de classification "peinture", mais avec des reliefs et matières très riches.

Arc, corde (2000), technique mixte; montage sur panneau de bois.

"Peu I Cistella" (1999); bronze et peinture.

Le sculpteur Antoni Tàpies pose devant une de ses oeuvres au Reina Sofia de Madrid, 
en octobre 2004. AFP/Pedro Armestre

Quelques articles :
"Le peintre et sculpteur catalan Antoni Tàpies est mort" ,  Le Monde.fr 
"Antoni Tàpies, l'esprit de la matière",  Le Monde.fr
"Antoni Tàpies : la mort d’un géant" , Nouvelobs.com
"Tàpies, retour à la poussière" , lepoint.fr
...

06 février 2012

Chiharu Shiota, les pulsations de l'infini


Un souvenir revient fréquemment à l’esprit de Chiharu Shiota quand elle parle de son travail. Réveillée en pleine nuit, elle assiste, encore enfant, au spectacle terrifiant de l’incendie qui dévore la maison de ses voisins.
Au petit matin, dans les décombres fumants, seul demeure le squelette carbonisé d'un piano réduit au silence. La fillette en perd elle-même la voix pendant quelques jours. Effet de la fumée ou intériorisation du drame ? Toujours est-il que la silhouette de ce piano brûlé ressurgit vingt ans après dans l'oeuvre de l'artiste dont les installations explorent, sur le mode métaphorique et onirique, la question de l'absence, de la mémoire, de la disparition.

Née en 1972 à Osaka, Chiharu Shiota suit une formation en peinture à l'Université de Kyoto avant de mettre le cap, au milieu des années 1990, sur l'Allemagne où elle poursuit sa formation aux côtés de Marina Abramovic et de Rebecca Horn. Établie à Berlin, c'est là, dans cette ville en chantier exhibant ses cicatrices, qu'elle trouve son havre et la maturité de son expression.

L'oeuvre de Chiharu Shiota, mêlant performance, body art et installation, place le corps au centre de sa pratique sculpturale.
L'artiste a été l'élève de Marina Abramovic à Hambourg dans les années 1990. Son langage artistique s'est nourri des influences des précurseurs Louise Bourgeois, Eva Hesse, ou Ana Mendieta, tant au niveau de l'expérimentation physique et du travail sur l'inconscient qu'à travers le choix de matériaux délicats et traditionnellement liés à la féminité-tissus, fils.
 
Après une exposition très remarquée à la Maison Rouge au printemps 2011, l’artiste Chiharu Shiota revient à Paris à la Galerie Daniel Templon. Elle y présentera une installation monumentale conçue spécialement pour l’espace de l’Impasse Beaubourg.

Lire la suite dans le Magazine Connaissance des Arts février 2012
Présentation de l'artiste sur le site Connaissance des Arts

Exposition / installation "White Line - Infinity", du 7 janvier au 18 février 2012 à la galerie Daniel Templon 30, rue Beaubourg à Paris.

Vue partielle de l'installation à la Galerie Daniel Templon

Article de Libération : http://next.liberation.fr/arts/01012387025-chiharu-shiota-tisse-sa-toile-a-paris

De nombreuses vidéo du travail de l'artiste sont à découvrir sur You Tube

Nous avions parlé de Chiharu Shiota à l'occasion d'un coup de cœur à la Biennale de Venise en 2011 : http://acasculpture.blogspot.com/2011/07/chiharu-shiota-memoire-des-toiles.html

05 février 2012

Barbara Hepworth, sculpture de haut vol

 Barbara Hepworth," Two Forms (Divided Circle)"
La photographie représente un autre tirage de la même oeuvre, exposé au Yorkshire Sculpture Park (UK), l'exemplaire dérobé étant, lui, installé dans le Dulwich Park de Londres depuis 1970 - 
© photo Russel james Smith 2005- Trouvé sur artclair.com

L’œuvre d'art était assurée pour 600.000 euros, mais ceux qui l'ont dessoudée de son socle dans un parc londonien appartiennent probablement à l'un des multiples gangs de voleurs de métaux de la capitale britannique, uniquement intéressés par la valeur au poids du bronze.
La sculpture de Barbara Hepworth, dérobée dans la nuit du 19 au 20 décembre 2011, relève certainement d'un phénomène qui coûte l'équivalent de 840 millions d'euros par an à l'économie britannique.
Si elle a bien été fondue dans une casse, comme le suppose la police, elle n'a rapporté que quelques centaines ou milliers d'euros aux voleurs.
"C'est une équation absurde", s'indigne Angela Conner, sculptrice et ancienne assistante de Barbara Hepworth, amie d'Henry Moore et figure majeure de l'art britannique d'après-guerre. "C'était une oeuvre d'art sans prix."
Sans prix pour la postérité, pas pour les marchés. Le prix des métaux flambe: en février 2011, la tonne de cuivre a dépassé les 10.000 dollars, un record historique. Et entre 2009 et 2011, le prix du minerai de fer a doublé...
... Quand il s'agit de plaques commémoratives ou d’œuvres d'art, la perte est irremplaçable. Heureusement, "la plupart de mes sculptures sont monumentales, donc quasiment impossible à déloger!" relève Angela Conner.
Chiche!
Extraits d'une dépêche de l'AFP "Grande-Bretagne: le vol de métaux, nouvelle ruée vers l'or", reprise dans Libération.

Dame Barbara Hepworth au travail sur l'armature d'une sculpture par Ida Kar (1961)
© National Portrait Gallery, London

Pour mieux faire connaissance avec Barbara Hepworth, découvrez le très ludique Barbara's Garden sur le site de la Tate, qui permet de visiter le jardin et l'atelier de l'artiste (Barbara Hepworth Museum & Sculpture Garden, Barnoon Hill, St Ives, Cornwall); un peu "lourd", le jeu a cependant "planté" lors de la deuxième étape de la chasse aux trésors... Un ensemble de photos de sculptures est également visible sur le site de la Tate. Un musée d'art contemporain à récemment été ouvert en 2011 dans sa ville de naissance : The Hepworth Wakefield ; il présente en alternance des artistes contemporains et des œuvres moins connues de l'artiste.

 Hepworth à Trewyn Studio, St Ives (1958). Photograph by Michel Ramon

Le site officiel de l'artiste :  http://www.barbarahepworth.org.uk/
Découvrir également un catalogue très étoffé (avec nombreuses reproductions) mais non officiel des œuvres de l'artiste sur le site oocities

Par curiosité, le site de Angela Conner.

Voir également sur ce même thème ces articles sur artclair.com :
La sculpture monumentale La Francilienne a été dérobée, l’œuvre a été sciée sur son socle
Une statue d’Henry Moore volée au Royaume-Uni a été fondue
Des voleurs non avertis ont tenté de dérober un bronze monumental de Riopelle
Les œuvres de Picasso, Botero et Chillida volées près de Madrid ont été retrouvées

«Topos IV», de Chillida, pour 30 € ...

Et plus récemment, un vol de sculptures à la Villa Médicis; ici les ferrailleurs resteront sur leur faim... Quelques extraits de l'article de Libération
... Sculptures arrachées, dérobées, mutilées: depuis une dizaine de jours, la villa Médicis est victime d’un affreux pillage, apparemment commis par les mêmes personnes. Appelés par le directeur Eric de Chassey, les carabiniers chargés de la protection du patrimoine ont investi avant-hier la vénérable Académie de France à Rome, cherchant dans les jardins et les ateliers, interrogeant pensionnaires et employés. Les voleurs sont venus trois fois de suite pour s’emparer de sculptures à l’extérieur, dans des lieux parfaitement visibles.
Ils ont d’abord dérobé le lundi 23 janvier un marbre au-dessus de la fontaine. Ils sont revenus le jeudi suivant, pour s’emparer d’une statue devant le studio de Ferdinand de Médicis. Ils ont fait éclater devant la bibliothèque un très joli Apollon en terre cuite du IIe siècle, en essayant de l’arracher de sa niche. Ils ont coupé la tête d’une statue dans la loggia, juste devant la porte de l’appartement du directeur. Ils sont enfin repassés dans la nuit de lundi à mardi pour s’attaquer aux piliers hermaïques du piazzale, qu’ils ont renversés et décapités. Ils ont alors été dérangés par un gardien...
... Les voleurs ont confondu dans leur méfait des pièces antiques, des copies du XVIIe ou XVIIIe siècle et même des copies modernes en plâtre ou béton.

04 février 2012

Présentement, l'ARBA EsA


Vernissage le 15 février 2012 à 18 heures, à la Centrale Électrique, 44 place Sainte Catherine à 1000 Bruxelles.
UN POINT, UN ARRÊT SUR IMAGES, SUR LA CRÉATION CONTEMPORAINE

Installations, peintures, photos, sculptures, dessins, illustrations, vidéos L'exposition est une coupe de l’art occidental de ces cinquante dernières années, une démonstration de la vitalité bruxelloise et belge, ainsi que celle de l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles/École supérieure des Arts qui - cas rare en Europe - fête ses 300 ans.
31 artistes issus de l’Académie bien PRESENTS sur la scène artistique nationale et internationale représentent plusieurs générations en dehors de tout dogmatisme esthétique ou « effet » d’école ; l’ensemble ainsi proposé ouvert, généreux et multiple ne manquera pas de surprendre ou d’interpeller.

Une exposition et un ensemble d’événements et animations proposés conjointement à La Centrale électrique et à De Markten.

Artistes : Thorsten BAENSCH // Stephan BALLEUX // Michel BARZIN // Jérôme CONSIDÉRANT // Kikie CREVECOEUR // Marco DE SANCTIS // Anne-Sophie DE VISSCHER // Ets. DECOUX // Stéphane EBNER // Benoît FÉLIX // Anne FONTENELLE // Raphaëlle GOFFAUX // Auue HERBAUTS // Bertrand IVANOFF // Laurent JOURQUIN // Djos JANSSENS // Aïda KAZARIAN // Yves LECOMTE // Jacques LENNEP // Guillaume LIFFRAN // Arié MANDELBAUM // Hélène MOREAU // Camille NICOLLE // Aimé NTAKIYICA // Petko OGNYANOV // Daniel PIAGGIO // Robin POURBAIX // Amina REZKI // Gustavo RIEGO // Walter SWENNEN // Sofi VAN SALTBOMMEL.